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La contestation des élections universitaires : d’un coup de pied à des coups de matraque.

Les forces en présence

Les élections aux conseils d’UER1, alors appelés conseil de gestion, sont prévues pour le jeudi 3 décembre et sont critiquées de tous les côtés : les conservateurs n’en veulent pas car elles donnent voix au chapitre aux « gauchistes » et autres héritiers de mai 68. A l’opposé, ces derniers les boycottent car elles ne sont qu’un leurre à leurs yeux. Ils dénoncent la « cogestion » de l’institution. Seuls l’UEC et le PC, pour la gauche, appellent à y participer conformément aux prises de positions nationales qui entraînent quelques mois plus tard la scission de l’UNEF à la fin du mois de janvier 1971. Un membre important du PC2, Guy Besse, qui enseigne en philosophie reçoit la visite d’un groupe d’étudiants hostile aux élections le vendredi 27 novembre. Ils lui reprochent ses positions en faveur de la participation. Ce professeur avait déjà fait l’objet d’attaque dont une à coup de lance à incendie!  « Des gens du mouvement ont décidé de chasser les révisos3 à coup de lance à incendie » 4. Plus globalement, les enseignants du département de philosophie sont systématiquement attaqués car ils sont réputés proche de l’idéologie catholique conservatrice.

Une première assemblée générale se tient le mardi 1er décembre à 20h30 dans le grand amphithéâtre de Lettres5 sur le thème de la participation aux élections. Ce même jour, une étudiante candidate se fait frapper par des militants d’extrême gauche alors qu’elle colle sa profession de foi. De son côté, l’Union des Jeunes pour le Progrès6 appelle à la participation via un tract distribué sur le campus : « S’abstenir est une démission, démission qu’attendent avec impatience tous ceux qui ont mis leur foi dans la fécondité du chaos : l’extrême gauche conservatrice et l’extrême droite réactionnaire ».

Le groupe qui a perturbé le cours de Guy Besse fait circuler dans l’après-midi précédant les élections un tract intitulé ironiquement « Nous participerons ! »7, il est signé des « fossoyeurs de l’ancien monde ». Il appelle à occuper la salle des professeurs de Lettres (le foyer) le jour des élections : « Nous concrétisons immédiatement notre participation en nous appropriant, jeudi, à 9 heures, la salle des professeurs de la faculté des Lettres : c’est évidemment plus confortable. C’est donc un des rares endroits où nous pouvons vous inviter décemment à ne pas vous ennuyer, et puis c’est une manière de rappeler aux mandarins qu’il faudra bien que cela change. ». Ce même groupe avait déjà fait placarder, fin novembre, une affiche proclamant que Caen allait être, après Toulouse, le prochain Nanterre8. Ce groupe d’activiste regroupait des étudiants, des « zonards » et parfois quelques ouvriers qui venaient à l’université. Politiquement, on peut les situer globalement dans la mouvance des néo-maos9. A cela, s’ajoute la Gauche Révolutionnaire, l’aile gauche du P.S.U.10, la Ligue Communiste et quelques libertaires. En tout et pour tout, cela représente un noyau de 300 personnes11 (dont environ 150 militants politiques organisés) et près d’un millier de sympathisants. La plupart des militants étaient en Lettres (psychologie, sociologie, histoire, géographie) mais il y avait un nombre non négligeable d’étudiants en Sciences et même des étudiants en médecine. L’idéologie de cette mouvance était influencée par les écrits du philosophe marxiste Louis Althusser12, notamment la destruction de ce qu’il appelait les Appareils Idéologiques d’Etat (A.I.E.)13. Dans le cadre de cette théorie, le système scolaire était le principal A.I.E. donc responsable de la reproduction du système capitaliste. En effet, selon les disciples d’Althusser, l’Ecole n’était pas un lieu neutre d’apprentissage et de formation mais un lieu de sélection et de reproduction sociale : les fils d’ouvriers étaient orientés vers l’enseignement technique et les fils de médecins ou d’avocats vers l’Université. Il y avait donc une critique théorique très poussée de la part de ces étudiants contestataires de l’institution « Université » et des théories qui y étaient enseignées. Mais certains militants prenaient ces théories au pied de la lettre et ils pensaient qu’il fallait détruire physiquement l’Université ! Ceci explique aussi pourquoi ils s’attaquaient aussi bien aux professeurs qu’au matériel. Après coup, des militants pensent que la violence qui s’exprimait alors était celle qui ne s’était pas exprimée en 196814.

L’affaire de l’effraction de la salle des professeurs

Le matin des élections, le doyen André Journaux15 s’est entouré de plusieurs professeurs (de toutes tendances) et ils attendent ces « fossoyeurs de l’ancien monde ». A 9h, ces derniers arrivent ; ils sont une une quinzaine de personnes et tentent de pénétrer dans cet endroit hautement symbolique pour les étudiants. Ils sont surpris par la présence de ces professeurs dans la salle. Ils hésitent un moment et le doyen Journaux en profite pour tenter de refermer la porte. C’est à ce moment qu’il reçoit un coup de pied au ventre de la part du leader présumé du groupe, Ahmed Rezkhallah16. Vu le comportement de l’étudiant, il décide de porter plainte contre l’auteur du coup. Deux inspecteurs de police viennent prendre sa déposition aux environs de 10h. Les étudiants sont déjà repartis.

L’après midi, vers 15h45, les fossoyeurs décident de revenir à la charge et tentent une nouvelle invasion. Cette fois ci, la porte est cassée ainsi que des vitres, et cela, sous les yeux de deux inspecteurs de police qui étaient venus recueillir les témoignages de l’incident du matin. Cela en est trop pour le doyen Journaux qui constate l’étendue des dégâts. Il annonce à Rezkhallah qu’il a déposé une plainte contre lui pour violences : « je vous connais, c’est vous qui m’avait frappé, j’ai porté plainte contre vous pour voies de fait contre un doyen dans l’exercice de ses fonctions ». Il décide de déposer de nouvelles plaintes contre 3 étudiants17 et de faire appel à la police. Les étudiants incriminés se réfugient dans un premier temps dans un amphithéâtre puis dans la salle 208 du deuxième étage18 accompagnés de leurs sympathisants pour une réunion du comité d’action. Ils sont alors une centaine.

Aux alentours de 16h45, des cars de gendarmes mobiles arrivent devant le bâtiment Lettres ; le commissaire central de la police de Caen, Mr Bach, arrive à son tour avec une vingtaine d’inspecteurs19. Ils partent à la recherche des 4 meneurs supposés à l’intérieur du bâtiment. A la vue du ballet des véhicules des force de l’ordre sur le campus, des professeurs cessent leur cours en signe de protestation tels Jean-Marc Flambard en histoire qui déclare, après avoir vu les forces de l’ordre et en levant le poing, « camarades, je ne continuerais pas à faire cours dans ces conditions » 20. Sur l’esplanade, une foule de 300 étudiants s’est massée et commence à conspuer les forces de l’ordre. La police décide d’appeler les CRS en renfort, ce qui accrédite la thèse selon laquelle les autorités s’attendaient à ce que des incidents se déroulent lors des élections universitaires. A 18h30, les meneurs sont toujours introuvables21 et la police a procédé à l’évacuation de tout le bâtiment. Les étudiants sont obligés de décliner leur identité pour en sortir mais un petit groupe d’une soixantaine de personne refuse de la communiquer et se regroupe au deuxième étage. Ils sont rapidement encerclés par la police et les gendarmes mobiles. A 19h00, 6 cars de gendarmes mobiles prennent position devant le phénix. A 19h05, ils sortent des fourgons et chargent les étudiants présents sur l’esplanade, le matraquage est parfois violent22; on leur avait fait croire que les étudiants étaient en train de tout casser23. Ils font face à un groupe de 200 étudiants armés de « barres de fer, tuyaux de plomb, chaises, cailloux »24. Les étudiants sont repoussés au niveau de l’aquarium25où ils commencent à dépaver la cour d’honneur ; mais les charges des gendarmes mobiles les repoussent vers la cité U et le restau U. A 19h50, le campus retrouve du calme. A 20h, l’entrée de l’université est barrée par un cordon de police. Le campus étant sécurisé, l’évacuation du deuxième étage du bâtiment Lettres commence. Les étudiants sont systématiquement molestés par les policiers, un étudiant descend les marches sur le dos au cri de l’Internationale !26 A 20h25, l’évacuation est terminée ; environ 50 étudiants sont arrêtés et conduits au commissariat central.  Pourtant, la tension ne redescend pas complètement puisque, vers 20h30, le cordon de CRS qui barre la rue du Gaillon est invectivé par plusieurs centaines d’étudiants. A l’opposé, des heurts reprennent sous l’aquarium. Ces derniers sont violents et vers 21h, les premiers cocktails Molotov de fortune sont lancés contre les gendarmes mobiles.  Les incidents se prolongent jusqu’à 21h30, l’heure à laquelle l’ordre est donné aux policiers et gendarmes mobiles de se retirer. Entre temps, des professeurs solidaires des étudiants ont tenté de jouer les modérateurs. L’affaire étant grave, les enseignants ont reçu un coup de fil du ministre dans la soirée27. Les observateurs de l’époque estiment à 600 le nombre de policiers, CRS et gendarmes mobiles présents ce jour là à l’université28.

Après cette intervention, le doyen Journaux, en accord avec le recteur Martin décide de fermer la faculté jusqu’au lundi suivant29. Cette décision est fermement condamnée par le SNESUP30, l’UNEF Renouveau31, l’UEC. Un appel à la grève illimitée est lancé par le SNESUP, le SGEN32, le SNES-IPES33, CPR34. Le vendredi 4 décembre à 10h, près de 1 500 étudiants de lettres (sur 4 700) se réunissent en amphi Daure. Ils décident d’aller débrayer les autres facultés estimant « qu’on ne pouvait pas rester insensible à ce qui s’était passé la veille ». A 11h30, les cours de Droit sont perturbés (« on va voir les robots »35) puis c’est au tour de ceux de Sciences mais sans grand succès. A 14h, une nouvelle AG se tient en amphi Daure et décide d’une manifestation sauvage36 en ville. Il y a près de 2 000 personnes dans les rues de Caen, le service d’ordre essaye par tous les moyens d’éviter des confrontations avec la police (la mairie est gardée par 6 cars de CRS). Une fois la manifestation terminée, les étudiants se réunissent une nouvelle fois en AG et discutent des modalités d’action. L’occupation du bâtiment Lettres fermé est repoussée. Une délégation de 15 personnes est mandatée pour aller discuter avec le recteur Martin afin qu’il réouvre le bâtiment. A 18h15, celui-ci annonce à la délégation qu’il refuse ; les mandatés s’empressent de prévenir leurs camarades qui votent dans la foulée l’occupation du rectorat37. A 19h, le recteur cède face aux étudiants et accepte la réouverture du bâtiment dès le samedi matin ; l’occupation cesse de suite.

Le samedi matin est ponctué par diverses réunions d’étudiants et d’enseignants qui préparent des actions pour obtenir satisfaction quant aux principales revendications : arrêt des poursuites contre les étudiants, démission du doyen Journaux, respect de la franchise universitaire. Durant le week-end, les forces de l’ordre procèdent à des arrestations ; un mandat d’arrêt (contre l’auteur du coup de pied) ainsi que 3 mandats d’amener ont été délivrés. Les arrestations sont parfois rocambolesques : dans une ferme du Plessis-Grimoult38, un important dispositif de gendarmes est déployé afin d’arrêter les 4 personnes en même temps ; le propriétaire des lieux en fait un récit très détaillé dans le Ouest France39.

La grève s’installe à l’université

Le lundi 7 décembre, une AG se tient à 14h en amphi Daure et rassemble 1 200 personnes. Le principe de la grève en Lettres est adopté tant que les plaintes ne seront pas retirées. Une commission est créée afin d’examiner la responsabilité de certains professeurs dans les incidents du 3 décembre. Afin d’entraîner d’autres facultés, des défilés sont organisés dans les couloirs de Droit et Sciences au cri de « nous sommes tous des meneurs !». L’Internationale est chantée devant le grand amphi de Droit40. Peu de scientifiques et de juristes répondent à l’appel. Les grévistes retournent en AG vers 19h30 et décident de répondre à la décision d’André Journaux de fermer le bâtiment Lettres à 20h41 par son occupation. Dans l’après-midi, 3 des inculpés se présentent d’eux même devant le juge d’instruction42 qui les inculpent pour « participation volontaire à une action concertée au cours de laquelle des dommages ont été causés à des biens ». Ils en ressortent libres.

Le mercredi 9 décembre, un drapeau rouge est planté sur le haut du bâtiment Lettres en dessous d’une immense banderole « grève générale ». Le même jours, un tract unitaire de l’intersyndicale SGEN-CFDT, SNESup-FEN et AGEC-UNEF dénonce l’intervention des forces de l’ordre et défend le caractère sacré de l’université. Seuls quelques cours sont assurés sur le campus.

Le jeudi 10 décembre, une manifestation d’ampleur est organisée pour obtenir le retrait des plaintes ; elle fait suite à une AG massive (environ 2 000 personnes). Malheureusement pour les organisateurs, les organisations ouvrières ne se sont pas jointes à la manifestation. De même, le SNESUP et le SGEN-CFDT ont décidé, au cours de l’AG, de ne pas participer au défilé, estimant que les revendications avaient changé43. Le cortège s’ébranle du phénix et descend le Gaillon ; l’accès de la place Saint-Pierre est barré par des gendarmes mobiles44. Le cortège contourne la place en passant par le Vaugueux puis le port. A l’issue de la manifestation, une nouvelle AG se tient afin d’étendre la grève au-delà de la faculté de Lettres45. Le vendredi 11 décembre, une AG se tient en sciences économiques. Elle décide de voter la grève à son tour mais la plupart des participants sont des 4ème et 5ème années. En Lettres, le foyer des professeurs est occupé et devient une crèche sauvage pour les étudiantes et étudiants. La crèche est baptisée salle Isko, du nom d’un jeune nationaliste basque jugé en même temps dans le procès de Burgos46. Cette salle devient le repère du mouvement, sur un des murs, une fresque représente le mode d’emploi d’un cocktail Molotov sans mèche. Les grévistes ont pris totalement possession du bâtiment Lettres : le drapeau rouge flotte sur le toit. La commission animation culturelle a installé des haut-parleurs qui diffusent des chants révolutionnaires, de la musique pop et des informations du comité de grève47.

La grève votée en sciences économiques ne résiste pas au week-end, des étudiants sont obligés de mettre en place des piquets de grève afin de mobiliser leurs camarades. Le doyen décide de démissionner car il ne veut pas que la situation évolue comme en Lettres et être obligé de jouer au policier. En Droit, une AG refuse la grève par 284 voix contre 204. Le mardi 15 décembre, la grève est revotée en sciences économiques, avec cette fois, la participation de toutes les années. Dans le bâtiment Lettres ouvert mais où aucun cours n’a lieu, des initiatives sont mises en place : le mercredi 16 décembre, un débat est organisé sur le mouvement des Black Panthers avec la participation de membres de leur comité de soutien français. Une discussion a aussi lieu sur la libération de la femme. Cette journée se termine par un concert de free-jazz en amphi Daure.

Les vacances de Noël arrivent et les revendications ne sont toujours pas satisfaites. Une AG est donc convoquée pour le lundi 4 janvier à 15h en amphi Daure. Plusieurs professeurs, notamment du syndicat autonome, appellent à la reprise des cours au retour des vacances.

Tract des fossoyeurs de l'ancien monde

Tract des fossoyeurs de l’ancien monde, décembre 1970

1 Unités d’Enseignement et de Recherche, qui succèdent aux départements des facultés. Les UER deviennent UFR en 1984 avec la loi Savary
2 Il est alors membre du bureau politique et directeur du Centre d’études et de recherches marxistes
3 Les maoïstes traitaient les membres du PC de révisionniste car ils avaient dévié de la ligne marxiste établie par Lénine
4 Jean-Louis Cardi, entretien avec l’auteur
5 Désormais appelé amphi Copernic
6 Mouvement de jeunesse pro-gaulliste
7 Il a été tiré sur des ramettes de papiers volés la veille dans la salle des cours de français pour étrangers, voir la reproduction ci dessus
8 Le campus de Nanterre a connu, début 1970, plusieurs affrontements violents suite à la décision de l’administration d’autoriser la police à pénétrer sur le campus
9 Essentiellement des membres de la Gauche Prolétarienne et de Vive La Révolution
10 La plupart des étudiants du PSU étaient à la Gauche Révolutionnaire à Caen
11 Dont environ 30 à 40% de femmes
12 16-10-1918/22-10-1990. Il était membre du courant des structuralistes avec Lacan, Foucault et Levi-Strauss. Il est l’auteur de deux livres de référence en 1965: Pour Marx et Lire le Capital
13 Théorie développée dans un essai paru dans la revue La Pensée en juin 1970 sous le titre Idéologie et appareils idéologiques d’Etat
14 Entretien avec l’auteur
15 Par ailleurs membre du syndicat autonome des professeurs, syndicat classé à droite
16 Son nom est cité dans un récit d’André Journaux publié dans plusieurs quotidiens de l’époque
17 Jean Louis Cardi, Marcel Jaeger et Yves Sarciat, noms cités dans le récit d’André Journaux
18 Selon André Journaux
19 Ouest France daté du vendredi 4 décembre 1970
20 Beaucoup de professeurs sont attachés à la franchise universitaire qui veut que la police n’intervienne pas dans l’enceinte universitaire.
21 Une des personnes recherchées s’échappe du bâtiment grâce à une petite échelle, entretien avec l’auteur
22 Ouest France daté du vendredi 4 décembre 1970
23 Témoignage de Jean Quellien
24 Paris Normandie daté du vendredi 4 décembre 1970
25 Ce qu’on appelle désormais la galerie vitrée
26 Selon un témoin
27 Paris Normandie daté du vendredi 4 décembre 1970
28 Ouest France daté du samedi/dimanche 5 et 6 décembre 1970
29 Selon le communiqué de presse du rectorat publié le jeudi 3 décembre à 22h30
30 Syndicat National de l’Enseignement SUPérieur, membre de la FEN (Fédération de l’Education Nationale)
31 La tendance Renouveau de l’UNEF est dirigée par l’UEC
32 Syndicat Général de l’Education National, membre de la CFDT
33 Syndicat National de l’Enseignement Secondaire – Instituts Préparatoires à l’Enseignement du Second Degré (IPES: ancêtre de l’IUFM)
34 CPR: Centres Pédagogiques Régionaux, qui formait à l’époque les professeurs de lycées
35 Selon un témoin de l’époque
36 On est dans le contexte de la loi anti casseurs de Raymond Marcellin
37 L’actuel bâtiment présidence
38 Situé à 35km de Caen, près d’Aunay-sur-Odon
39 Ouest France daté du lundi 7 décembre 1970
40 Actuellement amphi Demolombe
41 Afin d’empêcher la tenue d’une réunion du Secours Rouge, un groupe de soutien aux interpellés créé par les maoïstes de la Gauche Prolétarienne
42 Ils se sont présentés sur conseil de leur avocat. Entretien avec l’auteur
43 Les étudiants ont voulu élargir les revendications et mettre en accusation l’état de la société toute entière alors que les organisations professionnelles voulaient s’en tenir aux revendications strictement universitaire
44 1 800 policiers et gendarmes selon le Paris Normandie daté du 11 décembre 1970
45 Une motion est adoptée lors de cette AG, voir en annexe
46 Des nationalistes basques de l’ETA qui avaient assassiné un policier espagnol en 1968. Cette affaire avait créé un courant de sympathie envers l’ETA partout dans le monde en réaction à l’attitude de fermeté du dictateur Franco.
47 Paris Normandie daté du 12/13 décembre 1970